Partager l'article ! suite de nos decouvertes a Danian: Voilà les photos! d'autres parts, la grande n ...
Voilà les photos! d'autres parts, la
grande nouvelle du 20 decembre est que jai retrouve mon appareil photo et que ca a encoooore etonne tout le monde... soit nous avons une tres bonne etoile, soit les chinois sont des gens
vraiment tres sympa!
Les minorités du sud de la Chine sont d'une diversité incroyable, il vous suffit de feuilleter le livre de Françoise Grenot-Wang pour le
constater. Nous avons rencontré que 3 minorités et déjà les différences se font sentir, rien que par leurs langues très différentes d'un village à l'autre, séparés par à peine quelques
kilomètres! Les coutumes ne sont pas les mêmes et on peut donc facilement, pour les femmes, différencier une Miao d'une Yao (les costumes sont très reconnaissables ainsi que les
coiffures).
Les habitations sont toutes
construites plus ou moins sur le même modèle. Elles sont en bois, sur 3 étages: le rez-de-chaussée sert de grange, les animaux rentrent chaque soir et les outils y sont entreposés, le 1er étage
est le lieu de vie: il est composé d'une grande terrasse orienté sur la vallée, c'est à dire, sur les montagnes en terrasses! Il y a la cuisine qui est souvent une pièce toute noire car ils font
cuire les repas au feu de bois et il n'y a pas de cheminée (la cuisine est particulière chez les Yao, il y a 2 foyers comme sur la photo ci-dessous).
Les chambres se trouvent autours de la cuisine. A l'étage du dessus, c'est le grenier, qui sert à entreposer les vivres et notamment la récolte de riz (le riz glutineux se ramasse par épis,
chaque épis est coupé à la main, il n'y a pas besoin de moissoneuse comme pour le riz hybride). Ah oui! Le riz glutineux qu'ils cultivent (ils cultivent également du riz hybride car il a de
meilleurs rendements...) est un riz très spécial, très bon qui se mange à la main: on en malaxe un peu dans la main pour en faire des boulettes. Il doit être trempé la veille puis cuit à la
vapeur le jour même où on le mange. Bref, revenons à nos moutons, les maisons sont construites sans aucun clou. Tout est imbriqué, les poutres, les portes, c'est un travail assez remarquable. Les
Dong ont des tours du tambours et sont d'ailleurs très réputées pour cela: c'est le lieu de réunion du village. En hivers un feu de bois y est toujours entretenu.
Les Miao sont aussi appelés les « princes des rizières », ils cultivent le riz en terrasse. Les paysages sont magnifiques! Et encore nous sommes arrivés aprés la récolte donc on voit la paille dans les rizières mais imaginez lorsqu'il ny a rien et que le ciel se reflète dans les champs... ça fait rêver hein! Bon alors on imagine bien que c'est pas la Beauce et la mécanisation est quasi nulle ou très rudimentaire. Le labour se fait à l'aide des boeufs, le repiquage et la récolte se font à la main...
Les chiens sont très nombreux dans ces montagnes, et ce ne sont plus des petits pékinois! Ils surveillent la maison et... sont parfois mangés! Cette fois, ce n'est plus une rumeur! Ils ont un peu le même statut que les poules, c'est assez étranges, mais bon, pourquoi pas?!
L'huile qu'ils utilisent est l'huile de camélia!
Les costumes des femmes Miao
sont très reconnaissables car très colorés et brodés sur les manches et les cols. On pourrait penser que ce sont des habits de parades, et bin non, les femmes travaillent dans les champs avec ces
habits là (ça fait rêver les mecs hein!), elles sont magnifiques, on voit souvent plusieurs femmes marcher à la queue leu leu au bord des rizière tandis qu'elles se dirigent vers la ville.
Evidemment, ces coutumes sont un peu en déclin et parfois les jeunes filles préfèrent porter des habits comme nous, d'ailleurs les garçons ne portent pratiquement plus les habits traditionnels
que pour les fêtes. A la ville, les minorités sont encore moquées et parfois discriminées. Les miao ont des coiffures incroyables: les cheveux sont enroulés sur la tête.
Les Dongs, elles portent un tissus et s'épilent le dessus du front.
Les mariages entre minorités
sont assez rares mais peuvent exister. De toutes façons, la fille rejoint toujours la famille de son mari. C'est pour cette raison que les familles veulent absolument la naissance d'un garçon,
car celui-ci prendra soin de leurs vieux jours. Alors vous imaginez bien que le contrôle des naissances, c'est pas encore ça. Tous les enfants ne sont pas déclarés et donc l'attribution des
champs n'est pas parfaite. C'est marrant, lorsqu'on demande à un paysan combien il cultive de terre, il nous répond au nombre de mu (unité chinoise, 1 mu=666m2) par personnes! Ensuite
il nous dit combien de personnes compte sa famille, puis combien de personnes ont reçut l'attribution de terres!
Les Miao peuvent se marier avec la femme qui leur plait. Il doit en parler à ses parents qui vont envoyer une entremetteuse dans la famille de la fille. Si ses parents ne sont pas d'accord avec son choix, le jeune homme peut décider d'enlever la jeune fille et de se marier quand même. C'est beau, non?! On va s'arrêter sur cette jolie coutume...
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